Archives par étiquette : Damien

Je me souviens… du Val Maira

Bientôt dans les bacs 😉

En attendant voilà notre itinéraire de ce petit raid sympa de 5 jours : http://www.visugpx.com/?i=1395607020

A Ski chez les Berbères

C’est le voyage à ski du printemps 2011, quelques virages chez en Afrique et le tour est joué.

Les photos, ça se passe ici

Bienvenue chez eux !

Pour passer un bon WE (ou une semaine) en montagne, rien ne vaut de bonnes adresses ! Voilà les meilleurs tuyaux chez les copains :

  • Christine & Vincent vous accueillent au gîte de la Villette à Albiez Montrond en Maurienne. Construit par la commune en 2002 sous le soleil des Aiguilles d’Arves, ce bâtiment tout neuf a de bien coquettes chambres avec boiseries, gastronomie locale et tout… A proximité : randos pédestres et à ski, VTT, escalade et bien sûr ski alpin à 2 km :-). Site internet http://www.gite-de-la-villette.com

 

Aiguilles d’Arves

  • Claire & Damien ont un 3ème étage dans leur maison qu’ils ont rénové avec des matériaux écologiques sympas pour en faire un petit gîte de séjour (5/6 places). C’est l’école des Girouds, dans le massif des Entremonts, au pied du Granier. Comme Damien est accompagnateur en moyenne montagne, il saura vous indiquer les bons plans pour les ballades ! Site internet : http://gitelecole.free.fr

 

les Girouds

  • Guillaume, c’est le pro de chez les pros, bientôt côté en bourse 😉 : avec Flo, ils gardent le refuge Temple Ecrins de juin à septembre depuis plusieurs années, au cœur des hautes montagnes de l’Oisans. Parfait pour gravir le Coolidge ou la renommée face Sud des Ecrins ! Pour l’hiver, vu qu’ils habitent dans le Vercors, il vont se mettre au vin chaud et aux gratins de ravioles au refuge des Feneys à Autrans ; comme à Temple Ecrins, il faudra transpirer un peu pour arriver au havre !! sites internets : http://www.temple-ecrins.com et http://www.refugefeneys.free.fr

 

Temple Ecrins (photo Vincent)

feneys

Nico_le_jeune est enterré !

Ca y est, depuis ce WE (21 et 22 avril), Nico a déjà un peu changé de statut. Il n’est pas encore tout à fait marié mais plus non plus tout à fait jeune. Pendant un mois il appartient à une catégorie de personnes « entre deux âges ». Voici comment s’est déroulé l’enterrement de sa vie de garçon :

L’après-midi du samedi fut consacrée au ralliement de la troupe, au cours d’un tour de Grenoble à vélo digne de ses années estudiantines. Un jeu de piste permit à Nico de rallier les 4 principaux lieux qui ont jadis rythmé sa vie grenobloise :

  • la prépa de l’Inpg, où il a retrouvé Claire, Damien, Simon et Zoé, en souvenir des virées en montagne qu’ils ont réalisé ensemble à cette époque,
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  • le CAF, où l’attendaient François et Seb, qui comptent parmi ses potes de montagne,

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  • l’appart de l’Ile Verte, avec Adèle et Florent,
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qui lui ont réservé une épreuve spéciale pour la suite : rejoindre son école d’ingé (HMG) en footing !
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  • là, l’attendaient Céline, Oliver, Sébastien et Marin.
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La tournée de Grenoble achevée, la suite consistait à rejoindre le habert de Chartrousette, proche du monastère de la Grande Chartreuse.
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Nico n’en savait rien. L’idée était de lui faire croire à un simple tour en Charteuse pour quelques activités avant de redescendre sur Voiron pour finir la soirée en discothèque. Il semblait tout de même dubitatif sur la véracité de la fin du programme.
Sur le chemin pour Chartrousette, donc, une première halte au Sappey, où il habita plusieurs années, permit de retrouver Guillaume ainsi que Christine et Siméon.
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Ensuite eu lieu une épreuve inédite, l’ascension du pic de l’Oeillette, que Nico dû réaliser en tête.
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Il était à peine redescendu que l’attendait une course d’orientation concoctée par le spécialiste en la matière, Bruno. Une balise était placée à Chartrousette, ne devant être théoriquement qu’un point de passage. Tous planqués dans la maison, nous l’attendions alors pour lui en faire la surprise, qui fut totale !
Jusque là, il avait relevé avec brio les différents défis que nous lui avions proposé. Néanmoins il lui en restait de moins sportifs mais non moins redoutables.

Le premier consistait à devoir nous préparer une magnifique pâte à chapatis.

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Gentiment, Damien lui épargna la préparation de la traditionnelle fondue en cabane.
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Qui fut un grand succès, même auprès des enfants, qui purent ensuite dormir tout leur saoul (à cause du blanc).
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Nico en revanche, passa complètement à coté de l’épreuve (alcool), son verre restant désespérément hydraulique.
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Même si il essaya subreptissement de donner le change en humectant ses lèvres dans du Génépy.
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Tous nos efforts pour l’inciter à trinquer avec nous furent vains (désolé Michael), comme l’atteste l’expression du visage de Claire sur la photo ci-dessus.
Les boissons ne furent fort heureusement pas perdues pour tout le monde…
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Après une bonne nuit de sommeil, à peine ponctuée par les gémissements des plus petits, la matinée du dimanche permit à Nico de définitivement tirer un trait sur sa vie prépubert.
Pour cela, il fut invité à graver dans le roc (enfin, sur un petit bout de roc) son identité, les dates de début et de fin de sa vie de jeune homme, ainsi que ses pêchés passés. L’objectif était d’enterrer littéralement sa vie de célibataire ainsi que de tirer un trait sur ses erreurs, en portant ce caillou sous terre, dans une grotte. S’il déclina de bonne grâce son identité dans le marbre en calcaire, il montra en revanche de la réticence à expier ses pêchés, en gravant « néant » dans cette rubrique.
Rendu devant l’entrée de la cavité, on pouvait néanmoins lire sur son visage (photo ci-dessous) l’émotion que lui inspiraient ces instants intenses.
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Fort heureusement, très vite, l’action prit le pas sur l’émotion.
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Au fond de la grotte de la Cambise, les yeux humides, ses quelques amis chanceux qui avaient pu l’accompagner, purent assister au dépot du précieux fardeau.
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Un fois revenu sur le plancher des vaches, Nico semblait réellement avoir changé. On a notamment pu le remarquer lorqu’il s’est entraîné à un type d’épreuve qu’il aura vraisemblablement bientôt à savoir gérer.
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Malgré être passé complètement à côté de quelques épreuves (pour lesquelles, d’ailleurs, il n’obtient pas la moyenne), Nicolas s’est donc globalement comporté de façon tout à fait satisfaisante. Le jury (ses amis et ses témoins) déclare donc Nico_le_jeune enterré. Ses matières de prédilections lui permettent également de décrocher la mention bien.
Gageons qu’il aura la même réussite dans un mois !

La Chartreuse y croix

Printemps – été 2000 : les croix de la Dent de Crolles, du Grand et du Petit Som et de la Grande Sure sont vandalisées pour d’obscures raisons mais avec détermination (allez monter une disqueuse thermique au sommet du Grand Som…). Des éléments laissent néanmoins à penser que ces actions sont l’œuvre d’un groupuscule néo-nazi. Dans la nuit de Noël 2001, la croix de la Cochette (au dessus de Corbel dans les Entremonts) est à son tour coupée et jetée dans le vide.

Les habitants de la Charteuse et des environs se mobilisent. Soit par attachement à la préservation du patrimoine et à la perpétuation des traditions, soit pour des raisons spirituelles, etc.

  • Le 1er octobre 2000, la croix du Grand Som est récupérée, remontée au sommet et à nouveau érigée par un groupe des Entremonts.

  • Le 10 juin 2001, c’est au tour de la Grande Sure de retrouver une croix, en lamellé-collé. Celle-ci est de nouveau vandalisée 10 jours plus tard, en plein après-midi, alors que le sommet est masqué par un nuage. Le seul depuis 10 jours.
    Stupéfaction dans le Voironnais, d’où les habitants voient la croix. Un mois plus tard, le 21 juillet, elle trône à nouveau au sommet – elle a perdu 1.30 m en hauteur, mais pas en majesté.

  • Le 15 juilllet, la Dent de Crolles retrouve une croix de fort belle taille, à base de poteau EDF – c’est très solide ! C’est ceux là même qui avaient monté la croix précédente (1986) qui récidivent avec motivation, supportés par un nombre impressionnant de randonneurs.

  • Petit Som : l’équipe du Grand Som récupère ce qui peut être récupéré et le 15 août la croix est à nouveau en place. Elle a gagné une traverse neuve !

  • Chamechaude :
    Deux croix ayant été préparées pour mettre en place à la Grande Sure, une réunion « au sommet » a permis d’attribuer la plus grande à la Sure afin qu’elle se voit du Voironnais, et la plus belle à Chamechaude qui, bien qu’étant le point culminant de la Charteuse, n’en comportait plus depuis plusieurs années.
    Après la mise en place d’un socle métallique au sommet début décembre, une vingtaine de personnes originaires de Chartreuse et du Voironnais a monté les deux pièces de chêne (40 et 80 kg) depuis le col de Porte le 16 décembre 2001. Après une bonne dose de transpiration et plusieurs heures d’effort, la croix est érigée en milieu d’après-midi et marque désormais le sommet.

La croix de Chamechaude, quelques éléments historiques…


5 juillet 1896 – ressaut terminal de Chamechaude ; la croix est à droite (cliquez sur la photo pour mieux voir la croix)

Extrait du Dauphiné Libéré, 19 août 2001

« ANNIVERSAIRE – 19 AOUT 1919 – Plantation de la Croix de Chamechaude.
Mardi 19 août 1919, à 6 h du matin, un long cortège partait du Sappey, au son des cloches de l’église, lancées à toutes volées, conduit par le père Jules Vernaz, ancien missionnaire. Venaient ensuite des clairons, puis des hommes anciens  » poilus  » portant une lourde croix, partagée en trois morceaux qu’allaient être rassemblés plus tard, quand le cortège atteindrait le sommet de Chamechaude, à 2087 mètres d’altitude. Ils étaient suivis de l’abbé Fleur, curé du Sappey, de l’archiprêtre de Domène et de très nombreux hommes, montant chacun un kilo de ciment et un demi-litre d’eau pour gâcher le ciment, qui allaient servir à caler, là-haut, la croix sur un piédestal. Le long cortège allait s’arrêter à plusieurs reprises, chaque station rappelant celles du chemin de croix. Et, à 9 h 35, il arrivait au sommet Pendant que certains pèlerins admiraient le paysage grandiose qui s’étalait ce jour-là à perte de vue – il faisait un temps splendide, d’autres, sous la direction de M. Blanc ingénieur des usines à ciment du Sappey, dressèrent la croix, vissèrent les trois parties entre elIes, cimentèrent les assises de pierre. A 10 h 08 exactement, elle était debout. Une vibrante sonnerie de clairons, des cantiques à pleine voix précédèrent un sermon sur la montagne. La croix fut bénite ensuite solennellement. Puis ce fut le retour. Des couples âgés, ayant passé les 70 ans et même les 80 ans, avaient tenu à faire cette longue procession. La doyenne, toujours alerte, affichait, elle, bientôt 83 ans. C’était Mlle Brunet… »


La montée de la croix de Chamechaude le 19 août 1919 (route du col de Porte)


La mise en place de la croix de Chamechaude le 19 août 1919 (cérémonie religieuse)

 Extrait du Pèlerin du 10 septembre 1919 (10 centimes)

« Paroisse du Sappey (Isère) La paroisse du Sappey avait fait vœu, Si la victoire couronnait les efforts de nos soldats, d’ériger une grande et belle croix au sommet de Chamechaude (2000 m). Le vœu fut accompli le 19 août 1919 : une procession de pèlerins, leur curé l’abbé Fleur et le vicaire. Chaque pèlerin portait 1 kg ce ciment et 1/2 litre d’eau pour la fixation de la croix dans le rocher. La croix était partagée en trois tronçons, plus commodes à transporter ; le curé bénit la croix en vertu d’une délégation de l’évêque de Grenoble. Chamechaude est l’un des trois grands sommets qui dominent le massif de Chartreuse. St Bruno sous la conduite de St Hugues, évêque de Grenoble, devait y établir le berceau des Chartreux. »

 Extrait de la lettre d’un ancien sappeyard, automne 2000

« La croix de Chamechaude, montagne phare de notre Parc Naturel et située à son entrée, avait une VIE, et pour de nombreux grenoblois cela était le but de leur promenade dominicale. Pendant 50 ans, j’ai été heureux et content le voir cette croix se profiler en blanc sur le ciel bleu, en noir sur le ciel gris. Cette croix avait été édifiée en 1919. En guise de TE-DEUM les anciens Poilus, rescapés de la guerre, s ‘étaient fait un devoir de faire ce chemin de croix en la transportant, via le col de Porte, jusqu’au sommet de Chamechaude. C’est mon grand père Andéol qui avait fourni les deux poutres de cette croix, lui qui avait perdu deux fils sur les champs de bataille, mais qui avait vu revenir son fils aîné après quatre ans sur le front. Ainsi, à sa façon, il portait cette lourde croix. »

Merci à

Bruno Rendu, curé au Sappey en Chartreuse, pour son amitié et les éléments historiques qu’il a recueilli (photos, articles de journaux…),
Yves Rougier, de Corenc, pour la photo de la croix de Chamechaude de 1896.

Pour en savoir plus :
Association pour la sauvegarde et l’entretien des croix et des petits monuments culturels (chapelles et oratoires) de Chartreuse – Mairie  – 38380 Saint-Pierre-de-Chartreuse